folle du 450

Tuesday, December 04, 2007

La guenille et le torchon

Considérant que je suis une célibataire frustrée et mal baisée, aigrie et désillusionnée par les rencontres d'un soir qui se terminent par un faux numéro;

Considérant que je me sens comme une toilette publique, c’est à dire un endroit où les hommes se vident et ne s’éternisent pas, de peur d’attraper les stigmates de la honte d’avoir fréquenté un endroit si peu recommandable;

Je me suis mise à croire et à affirmer haut et fort que les hommes sont tous des salauds.


J’aimerais aujourd'hui nuancer mes propos.

Les hommes célibataires sont tous des salauds et ceux qui sont en couple ne le sont pas, car autrement personne n’en voudrait. C'est une question de logique et de mathématique.

Aucune fille ne veut d’un salaud dans sa vie. C’est pourquoi dorénavant je ne fréquenterai et je ne baiserai que des hommes mariés, ou à tout le moins ceux qui sont techniquement non disponibles et non accessibles. Je m'autoproclame donc briseuse de couple et voleuse de mecs.

Peut-être qu'ainsi, je dénicherai la perle rare, au grand désespoir d’une copine, d'une voisine ou d’une collègue de bureau, qui verra le fruit de son labeur la quitter pour un tout nouveau potager: le mien :)

Si pour trouver son propre bonheur il faut anéantir celui des autres, ne serait-ce que pour démontrer encore une fois qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde, alors qu’il en soit ainsi.

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Tuesday, April 17, 2007

Visite libre

Quand les amours d’un soir te donnent de faux espoirs… et un mauvais numéro de téléphone, on fini par se demander si l’on ressemble à une décharge publique : Un endroit où les hommes se vident et puis s’en vont.

Il y a des soirs où je me sens comme l’une de ces princesses endormies sortie d’un conte de Walt Disney. Je rêve bêtement d’un prince charmant et j’attends naïvement qu’il vienne à moi. Parfois je m’ouvre les jambes et j’offre à l’un des prétendants au trône mon royaume. Je lui fais visiter mon palais… tous y pénètrent mais aucun ne se décide à acheter et ce même si je suis entièrement rénovée. Le sous sol est fini et la cave prend l’eau me disent-ils…

Autrefois les princesses des contes de Walt Disney rêvaient secrètement de se faire baiser. Par une équipe de football, une caserne de pompiers, un contingent militaire allemand ou parfois plus sobrement par un jeune étalon. Nos fantasmes étaient définitivement sexuels, interdits, difficilement réalisables, pour ne pas dire dangereux. Les temps ont bien changés depuis les contes de fées, nos fantasmes également. Aujourd’hui le sexe est devenu banal, facilement accessible, plutôt commun, rapide et sans intérêt. J’ai trop consommé et j’en suis devenue usée… pour ne pas dire désintéressée.

Aujourd’hui les princesses restantes entretiennent des fantasmes amoureux et non plus des fantasmes sexuels. Tel un conte de fée nous rêvons d’amour, de continuité et d’engagement. Parfois aussi le rêve se résume à une présence réconfortante venue éloigner la solitude… Quelqu’un que l’on colle l’instant d’un moment qui semble s’éterniser et dont on ne se lasse jamais.

Les princesses restantes sont celles qui préfèrent s’abstenir plutôt que de ramener les restants lorsque vient le last call. N’ayant plus d’appétit, le doggy bag ne représente alors aucun intérêt car elles savent pertinemment qu’il finira rapidement aux vidanges parfois avant même de l’avoir réchauffé.

Les princesses restantes sont celles qui, blasées, préfèrent aller dormir plutôt que d’allonger les nuits déjà trop courtes simplement pour ne pas risquer de passer à côté d’une éventuelle opportunité qui peut-être alors osera se manifester. L’équation parait simple mais ne se résout pas si facilement…

Les princesses restantes sont celles qui ont trop consommées et qui préfèrent attendre plutôt que de s’engager dans la voie rapide et facile de la consommation unique et aveugle. Elles ont tant consommées que parfois elles en vomissent d’ennui.

Les princesses restantes ne veulent simplement pas être réveillées. Elles espèrent seulement qu’un prince charmant viendra s’allonger à leur côté, réalisant ainsi leur petit conte de fée minable et faisant en sorte que le fantasme amoureux devienne réalité.

D’ici là elles continuent de se faire baiser, espérant que cette fois sera la bonne et qu’il reviendra.

C’est quoi ton nom déjà?

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Sunday, August 27, 2006

Au dela des apparences

Ce n'est pas parce que c'est écrit "Easy" sur mon front que je me considère comme une fille facile. Je ne m'ouvre plus les jambes aussi facilement qu'auparavant. Faut croire qu'à trente ans on a moins envie d'avoir l'air d'une station de métro par laquelle toute la ville est passée.

Aujourd'hui par exemple j'avais une date. Le gars était pas laid, mais pas cute non plus... genre de last call que tu ramènes à la maison à défaut d'avoir trouvé mieux. Une ou deux bieres de plus et probablement que je l'aurais ramené à la maison en prenant bien soin de lui donner un mauvais numero de téléphone pour m'assurer de ne pas le revoir, à moins qu'il soit vraiment du genre bonne botte.

Malheureusement ou heureusement pour moi je travaille demain matin. J'ai donc décidé de rester sage... une autre inconvénient de la trentaine, car il vient un moment où l'on prend en considération les conséquences de nos actes dans notre prise de décision. J'ai donc joué la fausse sainte nitouche qui ne s'ouvre pas les jambes le premier soir, rôle que je n'ai pas l'habitude de jouer, mais l'absence de boisson m'a surement aidé à avoir l'air crédible dans ce personnage qui avouons-le est assez plate à interpréter. Toujours est-il que s'il me rapelle probablement que je m'ouvrirai les jambes la prochaine fois. Il semblait avoir de gros doigts ce qui rend la chose plus aggréable car on peut alors estimer la taille de l'engin et estimer le plaisir à obtenir en conséquence. Je ne crois pas que ça aille plus loin que ça, mais bon sait-on jamais peut-être est-ce un dieu du sexe.
Malgré tout je préfererais me taper le chum de l'ami de mon ami que j'ai rencontré vendredi dernier lors d'une soirée plutôt arrosée... il était vraiment trop cute et il avait l'air amanché pour veiller tard. Comme on dit par chez nous: un pion ça se tasse.

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Wednesday, August 16, 2006

les grands principes de la vie

Fidélité = zéro
Exclusivité = zéro
Culpabilité = zéro
J'ai toujours eu de la difficulté avec ce que l'on apelle le sentiment d'appartenance. Ce petit feeling qui fait en sorte que l'on s'identifie à une organisation, à un groupe et tant qu'à y être à quelqu'un. Moi je n'appartiens à personne et je ne voudrais pas sentir que j'appartiens à quoique ce soit. Je suis libre et j'aime ma liberté. Jamais je n'appartiendrai à personne.
Par ailleurs beaucoup confondent fidélité et exclusivité. Je crois personnellement qu'il est parfaitement faisable d'être fidèle sans être exclusif. Je suis par exemple très fidèle en amour sans être pour autant sexuellement exclusif. Je peux parfaitement me faire baiser sans être en amour. Cette absence d'exclusivité n'est pas une obligation, mais plutôt une liberté, une décision et un choix qui avouons-le se prend à deux. Malgré l'absence apparente de certaines valeurs morales je crois tout de même au respect.. au respect de soi dans un premier temps mais aussi au respect de l'autre.
je me demande parfois si je suis normalement constituée et si la ménopause est contagieuse, mais ça c'est une autre histoire.

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Saturday, August 12, 2006

dieu est ma meilleure copine

Si dieu est partout alors pourquoi aller à l'église. Moi je préfère le rencontrer dans les centres commerciaux, lorsque je fais les boutiques. D'ailleurs je suis convaincue que c'est lui qui me guide vers les magasins de chaussures, de fringues et de produits de beauté. Sa main, sa voie, m'accompagne vers les produits à la mode, les super deals et les look craquants qui font de moi la super pétasse que je suis.
dieu veut que je sois belle, autrement il n'agirait pas anisi. Il a créé la mode et a fait de moi son porte parole. "Pétasse, Va répandre la beauté" m'a t'il dit. Alors J'obéi :) Comment dire non a de jolies chaussures et un sac à main assorti surtout si c'est dieu qui les a mises sur mon chemin. Venez à moi petits rouges à lèvres égarés et petites lunettes fumées.
Contrairement aux miennes, les voies du saigneur sont vraiment impénétrables et oui, cela est juste et bon. Saigneur, augmente ma limite de crédit afin que je puisse propager ta bonne nouvelle en annoncant fierement les couleurs tendances de la saison que tu as dicté.
dieu est ma meilleure copine pour le magasinage car il ne porte pas la même taille que moi!

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Saturday, August 05, 2006

Je suis un chevreuil


Je suis tombé un soir sur mon horoscope amérindien dont voici un extrait :

"Vous vous pavanez avec ce petit air de jeunesse, qui donne l'impression que vous ne vieillissez jamais".

Et oui je suis atteint du syndrome de Peter Pan, la nuit j’enfile mes collants et je m’envole. J’ai toujours refusé de vieillir et je ne vieillirai pas. J’en ai décidé ainsi. J’y crois tellement dans ma tête que même mon corps à fini par y croire et m’obéir. Malgré ma trentaine, âge annonciateur du début de la fin, des muscles qui se relâchent, de la décrépitude, des cheveux gris et des ridules... et pour certains des difficultés érectiles, j’ai toujours l’air d’une collégienne en chaleur. Collégienne attardée entendons nous car l’on me donne facilement 25 ans, ce qui représente tout même un quart de siècle. Je ne me suis finalement pas transformée en citrouille lors du dernier coup de minuit annonçant la fin de ma vingtaine. J’oserais même dire que je suis encore belle et mince et plutôt bien shapée pour mon âge… même que je me baiserais si je pouvais me cloner.

L’essentiel finalement dans la vie ce sont les apparences. Il faut prendre soin de notre corps et de notre image. J’enseignais justement à ma nièce d’un an à quel point les apparences étaient importantes en lui disant cette phrase empreinte de la sagesse qui me caractérise sans cesse : Si tu es belle et mince tu n’a pas besoin d’être intelligente. J’en ai profité aussi pour lui donner son tout premier truc minceur : Manger du céleri. Notre organisme dépense davantage d’énergie à mastiquer et digérer le céleri que celui-ci nous en procure. Tout un deal!

Même si j’ai encore l’air d’une collégienne en chaleur j’ai tout de même une confession à faire : je suis frigide et j’ai tendance à faire l’étoile, d’où l’importance d’avoir une bonne fée à portée de main. Merci fée clochette de m’aider à prendre soin de mon apparence et d’assouvir mes bas instincts lors de mes moments de solitudes. Je suis justement tombé par hasard sur l’origine du mot fée. J’ai malheureusement perdu la source alors vous repasserez pour les droits d’auteurs : "Le mot fée vient du mot portugais feitiçio, qui a donné aussi fétiche et factice. C’est un être féminin ambigu qui incarne au-delà de la mère le phallus qui lui manque. Il l’incarne d’autant mieux qu’il ne le possède pas lui-même." C’est important de croire aux fées, la mienne est dans le tiroir du bas.

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